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Baromètre

Nombre de fonctionnaires territoriaux poursuivis et condamnés

Baromètre 2020 du risque pénal public local

Découvrez les évolutions du nombre de fonctionnaires territoriaux poursuivis et condamnés par mandature.

(Cliquer sur l’image pour une meilleure résolution)

🔸 Le nombre de poursuites pénales contre les fonctionnaires territoriaux est beaucoup moins marquée que celle constatée pour les élus locaux (+5.5 %).

🔸Entre avril 1995 et juillet 2020 nous avons recensé 2607 poursuites contre des fonctionnaires territoriaux soit une moyenne supérieure à 100 par an (2 par semaine). Sur la mandature 2014-2020 ce sont plus de 800 (827) fonctionnaires territoriaux qui ont été poursuivis dans l’exercice de leurs fonctions, soit une moyenne de 138/an (entre 2 et 3 fonctionnaires poursuivis pénalement chaque semaine).

🔸 Comme pour les élus, il est encourageant de constater une baisse des mises en cause pénales depuis 2016, avec même un niveau proche de celui constaté à la fin de la mandature 2001-2008.

🔸 Au 31 décembre 2018 (dernières données disponibles) on compte 1 954 000 agents rémunérés sur emploi principal dans la fonction publique territoriale (FPT) (source : DGCL, les collectivités locales en chiffres 2020). Si l’on rapporte le nombre de poursuites contre les fonctionnaires territoriaux à ce chiffre, cela donne un taux de mise en cause pénale de … 0.0423 % toutes infractions confondues (soit un taux près de 7 fois inférieur à celui constaté pour les élus locaux).

🔸 Entre avril 1995 et avril 2020 nous avons recensé 852 condamnations prononcées contre des fonctionnaires territoriaux soit une moyenne de 34/an (moins d’une condamnation par semaine). Le taux moyen de condamnation des fonctionnaires territoriaux poursuivis (rapport du nombre de condamnations sur le nombre de poursuites) est de 40,28 %. Ainsi près de six fonctionnaires territoriaux poursuivis sur dix bénéficient au final d’une décision qui leur est favorable. De fait sur les plus de 800 fonctionnaires poursuivis au cours de la mandature 2014-2020, ce sont près de 500 agents qui devraient bénéficier d’une décision qui leur est favorable.

Précisions méthodologiques :
 
- Sont comptabilisées : les plaintes (simples ou avec constitution de partie civile), les gardes à vue, les auditions sous le statut de témoin assisté, les mises en examen, les comparutions avec reconnaissance préalable de culpabilité et les citations directes.
 
- C’est l’année de mise en cause qui est, ici, prise en compte. Lorsque cette date n’est pas connue ou ne peut être déterminée a posteriori (grâce notamment aux moyens de défense relatifs à la prescription de l’action publique), c’est la date des faits qui est arbitrairement retenue.
 
- Seules sont comptabilisées les mises en cause en lien avec l’exercice des fonctions ou facilitées par celles-ci. Par exemple nous ne comptabilisons pas les poursuites dirigées contre des agents pour des faits tenant à leur vie privée.
 
- Les arrêts de la chambre criminelle de la Cour de cassation constituent une source d’alimentation des statistiques de l’Observatoire. Ce n’est donc qu’en année N+4 ou N+5 que l’on peut avoir une image à peu près fidèle d’un exercice.
 
- Nos données servant de base à l’établissement de nos statistiques ne sont pas nominatives et ne permettent pas une identification des agents poursuivis : lorsqu’un agent fait l’objet de plusieurs procédures pénales distinctes au cours d’une même mandature, il est comptabilisé autant de fois qu’il y a de procédures distinctes le concernant. En revanche si un agent est poursuivi pour plusieurs chefs d’infractions dans le cadre d’une même procédure, une seule mise en cause est comptabilisée.
 
- Sont comptabilisées non seulement les mises en cause des fonctionnaires territoriaux stricto sensu mais également celles des contractuels et des agents de droit privé employés par les collectivités territoriales, des directeurs de cabinet des élus, des agents et salariés des établissements publics locaux et des sociétés d’économie mixte locales.
 
- S’agissant de l’issue des procédures, c’est l’issue de la dernière décision de justice connue qui est retenue. Ainsi, lorsqu’un élu est condamné en première instance avant d’être relaxé en appel, seule une relaxe est comptabilisée (et inversement). Les décisions de justice analysées ne sont pas toutes définitives. Les données collectées peuvent donc évoluer jusqu’à l’épuisement des voies de recours.
 
- En cas de cumul d’infractions retenues contre un élu ou fonctionnaire, il suffit que l’un des chefs de poursuites soit retenu pour qu’une condamnation soit comptabilisée. Peu importe que l’élu ou le fonctionnaire ait été relaxé pour les autres infractions pour lesquelles il était poursuivi.
 
- L’évolution des condamnations d’une mandature sur l’autre prend pour référence l’année de mise en cause et non l’année où la condamnation intervient. Par exemple : une condamnation prononcée en 2013 pour une mise en cause datant de 2006, est comptabilisée dans la mandature 2001-2008.

Présentation générale du rapport annuel 2020

📌 Précisions importantes sur la base de calcul de nos chiffres

Sommaire
- Nombre d’élus locaux poursuivis et condamnés
- Nombre de fonctionnaires territoriaux poursuivis et condamnés
- Nombre de collectivités territoriales poursuivies et condamnées
- Zoom sur les manquements au devoir de probité
- Zoom sur les atteintes à l’honneur
- Zoom sur les atteintes à la dignité et à l’intégrité psychique
- Zoom sur les atteintes à la confiance
- Zoom sur les violences volontaires
- Zoom sur les violences involontaires
- Zoom sur les atteintes à l’environnement, au bien-être animal et à l’urbanisme
- Zoom sur les atteintes aux libertés et au secret
- Zoom sur les atteintes aux mœurs et à l’intégrité sexuelle