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Dans un contexte de judiciarisation croissante de l’action publique, la maîtrise du risque pénal est devenue un enjeu majeur pour les élus locaux et les fonctionnaires territoriaux.
Quelles sont les évolutions récentes du risque pénal local ?
Quels enseignements tirer des dernières tendances jurisprudentielles et des apports de la loi du 22 décembre 2025 en matière de prise illégale d’intérêts ?
Comment renforcer concrètement la prévention des atteintes à la probité ?
Tous les intervenants, guidés par Valérie Cardon, ont convergé sur un point essentiel :
la prévention est la meilleure protection face aux risques d’atteinte à la probité.
Parmi les leviers évoqués, un outil se distingue particulièrement : le référent déontologue, dont le rôle est central pour accompagner les élus et sécuriser leurs décisions au quotidien.
Isabelle Jégouzo, directrice de l’AFA a rappelé trois priorités essentielles :
- Prévenir les conflits d’intérêts impliquant les élus
- Former élus et agents aux atteintes à la probité
- Engager visiblement les dirigeants (élus et DGS) sur ces sujets, en interne comme en externe
Me Pierre Villeneuve (cabinet Goutal, Alibert et associés) a insisté sur la nécessité de :
- cartographier les risques de la collectivité en début de mandat
- mutualiser la fonction de référent déontologue
- former annuellement les élus locaux et les agents publics à la prévention et maîtrise des risques
- Prende le réflexe d’interroger le référent déontologue
- Rappeler systématiquement, dans chaque convocation au conseil municipal, les dispositions de la Charte de l’élu local sur les conflits d’intérêts :
- Démarrer chaque conseil municipal par un tour de table permettant aux élus de déclarer d’éventuels conflits d’intérêts au regard de l’ordre du jour

