Assurances, catastrophes naturelles & prévention des risques
- Arrêté du 14 janvier 2026 abrogeant l’arrêté du 12 janvier 2005 relatif aux subventions accordées au titre du financement par le fonds de prévention des risques naturels majeurs de mesures de prévention des risques naturels majeurs
Economie, formation & emploi
- Décret n° 2026-35 du 29 janvier 2026 portant modification du taux horaire minimum de l’allocation d’activité partielle et de l’allocation d’activité partielle spécifique en cas de réduction d’activité durable
Élections
Environnement
- Décision du Conseil constitutionnel n° 2025-1179 QPC du 30 janvier 2026 (taxe sur les déchets)
🎯 Objet de la QPC
La société SMA Vautubière, exploitant un centre de traitement de déchets contestait la constitutionnalité du 2e alinéa de l’article L.2333‑92 CGCT dans sa version issue de la loi de finances pour 2009.
Cet alinéa détermine quelles communes peuvent instituer une taxe sur les déchets réceptionnés dans les installations de stockage ou incinération des déchets ménagers implantées sur leur territoire.
Trois critères existaient :
- Installation postérieure au 1er janvier 2006
- Installation résultant d’une autorisation préfectorale obtenue avant le 1er juillet 2002
- Commune ayant bénéficié avant le 1er juillet 2002 d’une aide ADEME (loi de 1975)
La société requérante invoquait une rupture d’égalité entre collectivités et opérateurs selon des dates sans justification légitime.
Le Conseil constitutionnel devait se prononcer sur la constitutionnalité des mots :
- « est postérieure au 1er janvier 2006 »
- « ou résulte d’une autorisation préfectorale obtenue antérieurement au 1er juillet 2002 »
- « ainsi que celles qui ont bénéficié, avant le 1er juillet 2002, d’une aide versée par l’ADEME […] »
- Le législateur voulait inciter les communes à accueillir de nouvelles installations pour éviter la saturation.
- L’objectif est d’intérêt général.
- La date du 1er janvier 2006 correspond à l’entrée en vigueur de la loi de 2005 introduisant la taxe.
- Le critère repose sur une distinction objective, rationnelle et en lien avec l’objectif poursuivi.
👉 conformité à la Constitution
- Le législateur voulait compenser la suppression de l’aide ADEME intervenue en juillet 2002.
- Mais l’aide a été rétablie dès 2003, pour toutes les communes, y compris celles accueillant des installations après juillet 2002.
- Le critère de date ne correspond donc plus à la perte de ressources qu’il prétend compenser.
- La différence de traitement n’a aucun rapport avec l’objet de la loi.
👉 Rupture d’égalité devant la loi → inconstitutionnalité.
- Le législateur voulait indemniser les communes ayant perdu la “chance” de recevoir l’aide ADEME faute de mise en service avant 2002.
- Mais le texte concerne toute autorisation préfectorale antérieure, même si :
- la mise en service était avant les aides ADEME,
- ou si la commune a pu percevoir l’aide après 2002 (puisque remise en place en 2003).
- Le critère conduit à des situations incohérentes et sans rapport avec l’objectif initial.
👉 Violation du principe d’égalité devant les charges publiques.
Fonction publique & droit du travail
- Décret n° 2026-27 du 26 janvier 2026 relatif à l’établissement public « Groupe des instituts du service public »
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Décret n° 2026-39 du 28 janvier 2026 relatif à la période de reconversion et aux entretiens professionnels
- Décret n° 2026-40 du 28 janvier 2026 relatif au financement de la période de reconversion